top of page

Administration sociale

​

Côté social, la communauté traite divers problèmes :

A l’occasion des élections des officiers municipaux, certains étaient affectés à l’administration de l’hôpital public Saint-Antoine, avec la nomination de recteurs et d’un trésorier. Destiné à éviter les grandes épidémies dévastatrices, la nomination d’intendants de la santé exigés par le pouvoir royal, sont mis en place pour faire respecter les arrêts et ordonnances applicables lors du mouillage de navires. Les sages-femmes sont rémunérées par la communauté, aussi bien à Cannes qu’au Cannet. Andrinete et Honorade Gazanne du Cannet perçoivent chacune 12 livres en 1713. En 1772, une sage-femme exprime son désir de cesser son activité:

​

​

​

​

​

​

 

 

 

Les enterre-morts sont également rémunérés pour chacun des cimetières des deux lieux. Jean Antoine Pellegrin et André Roux du Cannet reçoivent chacun 12 livres en 1713. Une délibération de 1772 évoque le comportement déplorable de Jean Gazan :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme il importe que ce poste soit rempli pour le besoin du public, ils ont trouvé le nommé Pierre Jourdan qui avait occupé le dit poste et que lui même avait abandonné par les mauvaises façons du dit Gazan qui s'est offert de le remplacer le dit Gazan et de faire les fonctions des enterre morts, lui et sa femme moyennant les gages ordinaires…

Sur la proposition, les assemblés après en avoir entendu la lecture, instruits par la notoriété publique des insolences et rapines du dit Jean Gazan, l'ont unanimement destitué et révoqué dès aujourd'hui du poste et fonction d'enterre-morts avec défense à lui de se présenter davantage pour le dit exercice, au moyen de quoi ils enjoignent au dit Gazan de remettre à la personne qui le remplacera ci-après nommé la clef du cimetière et 2 bêches qu'il a eu en main appartenant à la communauté, à quoi les sieurs maire et consuls sont chargés de tenir la main et en même temps les assemblés pour ne pas laisser ce poste vaquant ont unanimement nommé Pierre Jourdan pour remplir ce poste avec son épouse pour exercer ensemble le dit office d'enterre-morts dans ce lieu et son terroir sous les gages ordinaires qui leur sont attribués de quoi ils seront avertis par les dits sieurs maire consuls qui les mettront en exercice dès aujourd'hui...

Enfants trouvés et bâtards sont également à la charge de la communauté. Un fonds spécial redistribué par la province permet de payer la nourriture, le linge et la nourrice. Les maire consuls se doivent de trouver cette dernière avec laquelle un contrat à forfait est établi. Ainsi une délibération de 1765 :

​

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moyennant la somme de 120 livres payée suivant l’acte qui en fut à cet effet passé le 11 du dit mois de février, notaire Maître Ravaison, qui a été dûment contrôlé, que dans les circonstances, la communauté qui a en outre payé les frais de nourriture en lait à la nommée Manent de ce lieu, langes et maillots qu’elle avait fournis à la dite fille bâtarde, il convient de demander le remboursement des dits 120 livres à la province qui est chargée de payer le taux des enfants trouvés sur le dit pied jusqu’au premier juillet prochain, et de 150 livres à l’avenir, relativement à l’assemblée générale du mois de février dernier, le sieur Bérard, agent de la communauté à Aix demandant un pouvoir pour retirer et de concéder quittance à Monsieur le trésorier de la province des dits 120 livres…

Un docteur en médecine est indispensable pour les besoins de la population. A l’occasion de la cessation d’activité du titulaire, les maire consuls se chargent de lui trouver un remplaçant. Ainsi la délibération de 1768 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceux qui n’ont pas les mêmes moyens n’ont pas cette ressource, et on a le désagrément de voir cette portion précieuse d’hommes enlevée à la fleur de l’âge, priver la communauté de cultivateurs et d’autres gens de penne, et rendre par ces pertes les travaux plus chers et plus difficiles. Enfin, les pauvres admis à l’hôpital y languissent et surchargent l’œuvre dont les revenus sont insuffisants. Il n’y a donc qu’un secours présent et facile qui puissent obvier à des inconvénients aussi dignes d’intérêt et de compassion, et leur substituer les avantages communs qui font l’objet de cette proposition. Le secours, on le trouvera dans l’acquisition d’un habille médecin, mais il convient de faire à ce médecin un traitement assez honnête pour l’engager à se fixer dans ce pays-ci…

Les pauvres font l’objet de mesures spéciales. La communauté gère l’application des legs contenus dans les testaments destinés à soulager la misère. Messire Hubert Riouffe, prêtre, a laissé de l’argent dont la rente doit fournir de l’étoffe à 13 pauvres de la commune, le jour de la Toussaint. Ainsi la délibération de 1761 :

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

La demoiselle Cavalier a laissé de l’argent dont la rente est destinée à fournir une dot pour le mariage de pauvres filles. Ainsi une délibération de 1765 :

​

​

​

​

​

 

 

 

 

 

A cet effet, ils firent vérifier si les intérêts avaient été annuellement acquittés par la communauté, relativement au testament, et de voir exactement et avec attention dans les registres des mandats placés dans les sacs contenant les papiers depuis l’année 1746 jusqu’à la dernière.

Il aurait été reconnu qu’en l’année 1748, il ne fut point acquitté les intérêts de 60 livres, vérification aujourd’hui faite et servant de règle pour l’avenir jusqu’en la présente année ; et dans les circonstances, les sieurs proposants dans les vues ci-dessus observées, et que d’autre part la communauté ne peut pas au préjudice des pauvres filles jouir de ces intérêts, expédièrent le 6 du dit mois de mars mandat à Anne Marie Alleman de 30 livres qui lui procureront l'établissement envisagé à sa satisfaction…

Lorsqu’un problème surgit, concernant les agissements de l’un des habitants, la communauté intervient :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur quoi il a été délibéré unanimement que les sieurs maire consuls prendront des instructions et même des certificats de messieurs du Cannet les plus qualifiés du Cannet de l'état et qualité de démence du dit Calvy et s'il est réellement atteint de la démence dont on prétend, donnant pouvoir aux dits sieurs maire consuls d'engager ses parents de l'amener pour le faire entrer à l'hôpital de St Jacques de ce lieu aux dépens de la communauté pour laquelle dépense les dits sieurs consuls traiteront avec les recteurs de l'hôpital, leur donnent tout pouvoir à ce requis et nécessaire pour expédier mandat de toute la dépense que le traitement du dit Calvy aura occasionné généralement de quelle qualité que soit avec la condition que la dite dépense sera autorisée par Mgr l'intendant , mais comme le traitement de ce malade peut être prochain, et qu'il se peut bien qu'on ne puisse pas d'avance obtenir la dite permission, les délibérants estiment que le dit traitement doit se faire provisoirement…

A l’occasion, la communauté accorde des aumônes à quelques étrangers de passage, ainsi on relève dans les comptes 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


​

​

​

sage femme.jpg

Représentent aussi les sieurs maire et consuls que la nommée Elisabeth Sicard leur a témoigné qu'elle n'était plus en état d'exercer les fonctions de sage femme et qu'elle serait bien aise de se reposer, les requérant en choisir une autre à sa place sur quoi, les sieurs proposants s'étant instruits que la nommée Marguerite Subeiran femme de Pierre Jourdan calfat, était capable de remplacer la dite Sicard dans les fonctions de sage femme…

Représentent de plus les sieurs maire consuls que le nommé Jean Gazan enterre-morts s'étant rendu insupportable au public par les insolences et par les rapines, ils ont eu plusieurs plaintes des habitants contre lui, sur quoi les sieurs proposants l'ayant envoyé cherché et voulant réprimer sa mauvaise conduite par des représentations salutaires, celui-ci répondit aux sieurs maire consuls qu'ils n'auraient qu'à en chercher un autre et que pour lui il ne voulait plus servir.

fossoyeur.jpg
entant trouvé.jpg

Les sieurs maire et consuls représentent qu’en exécution de la délibération du conseil de la communauté du 13 janvier dernier, autorisée par Monseigneur l’Intendant par son ordonnance du 2 février suivant, les sieurs proposants auraient donné et remis à Honoré Gaspard Camin et Louise Calvy mariés, du Cannet, hameau de ce lieu, la fille bâtarde baptisée sous le nom de Marie Anne qui fut trouvée dans une ruelle de ce lieu le 22 novembre 1764.

médecin.jpg

Messieurs les maire et consuls croient encore devoir représenter au conseil l’état désagréable, quelque fois funeste, où se trouvent exposés les citoyens pour n’avoir pas un médecin résidant dans la ville. Les plus aisés ont recours à des médecins étrangers qu’ils ne se procurent qu’à grands frais, mais comme ils ne les font appelés ordinairement qu’après le développement de la maladie, ce délai joint à celui que fait le médecin de se rendre auprès du malade opère bien souvent l’inutilité des remèdes pour être trop tardifs..

pauvre.jpg

Représentent encore, les sieurs maire et consuls qu’à l’occasion de la distribution qu’ils ont faite d’une canne d’étoffe à 13 pauvres du lieu, le jour de la Toussaint, conformément au testament de Messire Hubert Riouffe, ils ont dépensé 6 livres, 4 sols, au delà des 25 livres portées par le dit testament, attendu qu’il ne se trouve plus du cadis, et qu’en employant les dits 25 livres en 13 cannes d’étoffe, on n’aurait pu donner encore que de la serge1 de fort peu d’usage, à laquelle, il a été substitué de la buratte qui est d’usage, particulièrement en hiver…

fille.jpg

Représentent les sieurs maire et consuls que dans le courant du mois de mars dernier, la nommée Anne Alleman, pauvre fille, à feu Honoré de ce lieu, leur aurait fait part qu’il se présentait un établissement en mariage avec Jean Louis Durand, matelot de ce même lieu, mais qu’elle ne pouvait nullement profiter de cet avantage, si on ne lui accordait les 30 livres destinées à cette œuvre suivant le testament de feue demoiselle Cavalier. Les sieurs proposants ayant déjà donné les 60 livres du capital de 1200 livres, fondé par cette dernière, à 2 pauvres filles qui se sont établies, crurent bien faire de donner cette facilité à la dite Alleman pour éviter quelque événement fâcheux assez connu.  

Les assemblés ayant entendu parler par des messieurs du Cannet que Honoré Calvy à feu Claude du dit Cannet a donné des signes de démence, on croit être la suite d'une maladie qu'il fit il y a plusieurs jours et craignant qu'elle n'ait quelques suites fâcheuses, il serait expédient de prendre des arrangements pour les prévenir de la manière la plus douce et la moins dispendieuse supposé qu'il soit pauvre à devoir mériter la charité de la communauté et sur quoi il est question de délibérer par nous même ce que la justice et l'humanité exige.

démence.jpg
pélerin.jpg

Le 10 juin 1758, payé au sieur Jean Runard de Tarascon, incendié, pour aumône suivant la recommandation de Messieurs les procureurs du pays, tant pour lui que pour ses 3 petits enfants, et son épouse, 2 livres, 8 sols.

Le premier août 1758, donné d’aumône à un gentilhomme espagnol allant à Rome, recommandé aux communautés par Messieurs les procureurs du pays, 3 livres.

Le 9 août, payé pour aumône à 2 pauvres officiers réformés du Roy de Naples, allant en Espagne, recommandés par notre envoyé de Gênes, 3 livres

Le 23 août du dit, donné d’aumône aux sieurs de Dessaillans et Dantin, prêtre et sous-diacre de Clermont en Auvergne, ayant été volés en Provence, porteurs d’un certificat de Messieurs les procureurs du pays, 1 livres, 4 sols.

​

​

Ce site n'est pas adapté pour mobile Compte tenu des infos affichées, seul un écran de résolution supérieure  à  1920 x 1080 permet une lecture confortable 
Nota : ce site n'est pas un site commercial - Il ne dispose d'aucun financement extérieur
bottom of page